Bilan 2022 de nos vols en parapente

Le bilan 2022 de nos vols en parapente confirme notre addiction. Presque 250 vols pour 130h dans les airs, les statistiques s’améliorent. Et notre progression continue sereinement sans pression et toujours bien accompagné. Des Hike and Fly sauvages d’Ubaye à notre premier cross dans les Alpes du sud, un point commun : le plaisir de voler et de partager. Alors je reviens dans cet article sur les 12 points forts de cette incroyable année parapente.

Le Leitmotiv de l’année 2022 : voler en thermique

Se fixer des objectifs sans perdre de vue les origines de cette passion

En 2021 nous avions soif de découvrir de nouveaux horizons de vol. Et nous avons eu de véritable coup de foudre en multipliant les Hike and Fly dans diverses régions. Alors en 2022, nous avions à coeur de planer plus longtemps sous nos parapentes dans ces paysages grandioses et variés. Ainsi nous sommes retournés en terrain connu mais non conquis. Nous avons chassé les thermiques sur tous nos sites coup de coeur 2021. Et la quête fut prolifique : en 2022 j’ai presque multiplié par 3 mon temps de vol pour presque le même nombre de décollage qu’en 2021. Rendez-vous compte, pas moins de 248 vols pour presque 130 heures en l’air. Sachant que pour les 3/4 des vols, nous avons rejoint le décollage à pied. C’est peut-être une des raisons qui nous vaut le surnom de « Chamois et Chamoisette en Ubaye ». Bref cela reste notre plaisir et notre fils conducteur : s’offrir un vol après une belle randonnée.

Sev et Mika u pied de la Pointe de Charance en Ubaye

Progresser en multipliant les vols sur un seul site

Progresser en multipliant les vols sur un seul site

Donc revenons-en à nos moutons, ou plutôt nos cumulus. Si comme nous vous aspirez à mieux appréhender les thermiques, il faudra multiplier les vols sur le même site. C’est le constat que nous avons fait en multipliant les vols au Poupet, puis à Montclar ou à Saint-André-les-Alpes. Eh oui, les thermiques ou « pompe à couillon » apparaissent bien souvent au même endroit jour après jour. Alors une fois que vous avez bien cartographié où naissent les ascendances, il y a plus qu’à se mettre dedans. En somme, il faut du temps pour observer, comprendre, ressentir, analyser et tout simplement voler puis re-voler. 

Sev au décollage du Chalvet
Mika en transition derrière Sev

Voilà c’est un peu le conseil principal que je tire de cette année parapente riche en expériences. Maintenant place à nos moments forts de 2022 en parapente mois après mois.

Février : Ma première grosse fermeture

20 vols pour 5h15

De retour d’un séjour ski de rando en Maurienne, nous profitons de beaux créneaux de vol en parapente en Franche-Comté. Enfin une belle journée fumante se profile pour planer à Planoise en Sud-Ouest. J’avoue ne pas me souvenir en détail de ce vol qui dura plus d’une heure tout de même. Par contre je me souviens de la nuée de parapentistes à faire les mouettes sur la crête et moi qui volait en décalage par rapport à eux. Effectivement j’ai toujours un peu de mal à m’insérer dans un petit train. Surtout si dans la grappe de parapente quelques hurluberlus semblent ne pas maitriser les règles de priorité. Puis comme c’est bien tonique, raison de plus pour que je garde mes distances. Alors je fais mon vol pépouze de mon côté, enfin pas si tranquille que ça. En fait moi et mon poids plume sous ma susi3 surtoilée en 21m2 avons perdu la banane sous l’effet d’une fermeture de plus de 60%. Qu’est-ce qu’il m’est arrivé ? Vraisemblablement un passage furtif sous le vent de la crête. Au final cet incident de vol m’a plus rassurée qu’effrayée. A dire vrai je n’ai pas eu le temps de réagir, ni sur-piloter ou faire quoi que ce soit. En fait mon parapente s’est rouvert tout seul. 

Mais moralité Mika et moi avons immédiatement pris la décision de changer de taille. Ainsi Mika a récupéré ma 21 et j’ai trouvé une 18. Fini le vol sous montgolfière. Bref un conseil que je peux vous donner suite à cette expérience : ne voler jamais en bas de PTV sur une aile montagne légère comme la Susi3 d’AirDesign. Ce type de parapente est fait pour voler charger plutôt dans le haut de PTV.

Voile Susi3 AirDesign

Mars : Mon plus long vol en parapente au Mont Poupet

23 vols pour 10h30

Une belle météo printanière dans le Jura permet à quelques parapotes de commencer les cross en parapente. De notre côté le faible enneigement en montagne ne favorise pas notre activité de ski de randonnée. Finalement l’envie de goûter enfin aux thermiques nous titille. Depuis un an et demi, nous volons sagement en air calme. Alors pour continuer notre progression en parapente nous sentons le moment venu d’aller tutoyer les ascendances. Alors inutile pour nous digitaux nomades de partir très loin. Ainsi une semaine de camp de base à Saint-Thiebaud au pied du Mont Poupet nous offre les conditions parfaites pour voler toute la journée. La fraicheur matinale nous permet d’enchaîner les Hike and Fly en air calme au décollage sud et Ouest. Puis vers midi nous sentons progressivement l’allumage des colonnes thermiques. Puis quand le soleil tourne, c’est la falaise Nord qui voit tournoyer de drôles d’oiseaux aux ailes bien colorées. Enchainer tous les jours de nombreux vols à toutes heures de la journée nous a offert une progression en vol thermique parfaite. Au final je m’offre plus de 3 heures de vol sous ma Susi3, ce qui reste à ce jour mon plus long vol. 

Décollage de Sev au déco Nord

Avril : Changement de catégorie de parapente

29 vols pour 14h30

Adieu Alpha 6 parapente école de catégorie EN A, bienvenue Vivo classé EN B dite « facile ». Et devinez où nous avons inauguré notre nouvel engin volant ? Au Poupet bien sûr, mais tout n’a pas été si rose que cela. En réalité notre premier vol a bien failli se finir dans un arbre à l’extrémité de l’atterrissage. Effectivement nous découvrons le plané efficace de notre nouvelle aile. Cela fait partie des performances que l’on recherche en passant dans une catégorie supérieure : mieux avancer face au vent soutenu et mieux plané lors de transitions. Et au final nous avons failli nous faire avoir. Bref Mika et moi avons eu besoin de 2 ou 3 vols pour bien appréhender le flair avant le posé. Ensuite nous avons enchainé Hike and Fly du matin en air calme, vols thermiques de 13h puis restitution jusqu’au coucher de soleil. Bilan de ce mois d’Avril au Poupet avec nos parapentes EN B : 15h de vol cumulé pour 26 décollages. Et nous réussissons même notre première transition du Poupet vers la Côte. Quand je pense que c’est Mika qui part le premier alors qu’il est le plus prudent de nous deux. La confiance dans ce nouveau parapente s’installe déjà, nous allons aller loin avec ces Vivo.

Mika qui fait du gonflage avec sa ViVo de chez AirDesign
Décollage de Sev depuis le Déco N au Mont Poupet

Mai : Première repose au sommet au mont Myon

33 vols pour 9h

Ce mois de Mai illustre parfaitement nos deux pratiques du parapente. Dans un souci de sécurité nous continuons sereinement notre progression en vols thermiques au Poupet. Mais en parallèle nous partons faire quelques Hike and Fly en Haute-Savoie. Ainsi nous découvrons le berceau du parapente lors du Hike and Fly à Mieussy. Puis du côté de Samoëns, c’est le Criou que nous gravissons à pied pour ensuite redescendre en volant. Ce dernier me laisse des étoiles dans le yeux. Effectivement je rêve de l’atteindre en faisant la transition depuis le plateau de Saix. En attendant quel plaisir de voler au coeur des Alpes face au Mont-Blanc. 

 

Sommet du Criou depuis l'atterrissage officiel de Samoens

Sur la route de retour des Alpes, nous prenons le temps de nous arrêter au Mont Myon. Il faut dire qu’à Samoens nous avons rencontré Philippe qui habite au pied de ce site et il nous l’a bien vendu. Mais vous savez quoi ? Il ne nous a pas menti. Un magnifique spot de nature ouvert sur la plaine de Bresse idéal pour partir en cross mais pas que. Ce site offre un espace énorme dénué d’obstacles et donc propice à la repose au sommet. Ainsi c’est ici que Mika et moi avons réalisé nos premiers atterrissages au décollage.

Juin : Premier ciel de traine, premier plaf

20 vols pour 8h30

Un lendemain d’orage, nous comprenons ce que signifie ciel de traine pour un parapentiste. Un décollage à 14h30 au Poupet Ouest début Juin, et 1000m plus haut je me retrouve au plafond sous les cumulus. Quelle incroyable sensation d’atteindre l’altitude de 1800m dans un seul thermique. Perchée là-haut je comprends alors ce que les copains nous racontaient en parlant d’autoroute de cumulus. Maintenant je visualise clairement qu’il faut avancer d’un nuage à l’autre. Pourtant je n’ose toujours pas m’éloigner de ma zone de confort. Puis nous resterons sur notre faim car les orages s’installent définitivement en Franche-comté. Alors nous partons sur les routes pour un Van and Fly dans les Alpes du sud. Déjà un début de canicule nous cloue au sol entre 11h et 18h, les conditions sont déjà trop atomiques pour nous à Saint-André-les-Alpes. Il faut vraiment que l’on garde ce spot pour l’Automne.

Plaine du jura avec une autoroute de cumulus

Juillet : Le pire et le meilleur dans la même journée à Mieussy

37 vols pour 25h

Si je devais retenir une seule journée pour les sensations extrêmes ressenties sous nos ailes, alors ce serait cette journée à Mieussy. Mika et moi y avons vécu le vol le plus terrifiant à ce jour. Un décollage vers 14h depuis les Platières où au bout de 10 minutes nous sentons que nous n’avons rien à faire dans cette masse d’air. Mais le fait de décider de rejoindre l’atterrissage ne nous sort pas d’affaire en un claquement de doigt. En fait c’est pire au-dessus de ce terrain encaissé au milieu d’une confluence. Le positif de ce mauvais choix d’horaire de vol, c’est que grâce à notre sang-froid, notre mental et des grandes oreilles accélérées, nous finissons par poser en sécurité. Par chance nous nous remettons en vol le soir même, pour conjurer cette mauvaise expérience.

Ainsi cette journée se termine par le deuxième vol le plus magique de cette année.

Sev en vol
La rivière le Giffre à coté de l'atterrissage

 Nous nous offrons une restitution incroyable sur ce même site en décollant à 19h. En fait je chemine d’abord jusqu’à la Pointe de Marcelly. Puis je reviens au-dessus des Platières pour transiter à pointe de Rovagne. Il est 21h passé, Mika et moi sommes perchés à 2000m au-dessus de la vallée et la vue sur le Mont Blanc est juste dingue. Nous poserons à la nuit tombée dans une lumière rougeoyante magique. Ce soir-là le débrief autour des bières fut clair. Nous ne ferons plus de vol en plein après-midi d’été caniculaire dans les Alpes. Finalement nous profiterons des restitutions magiques pour crosser dans le bocal.

Août : Notre plus beau vol de l’année Dormillouse-Morgon

25 vols pour 15h

La canicule dure depuis plus d’un mois, même dans le Jura nous n’osons plus nous mettre en vol entre 13h et 18h. Après réflexion, Mika et moi décidons d’arrêter de voler en thermique dans ces conditions trop turbulentes. Alors nous repartons dans les Alpes du sud pour du Hike and Fly matinal. Entre-temps 2 ou 3 jours de pluie assainirent franchement la masse d’air. Nos amis Sylvie et Christophe nous guident le matin en rando-vol dans le Haut-Ubaye dans les alentours de Barcelonnette. D’ailleurs s’il fallait en faire un seul, je conseille le Hike an Fly de la tête de Parassac. Puis comme à 11h nous sommes déjà en train de plier les parapentes de montagne, nous avons le temps de rejoindre Montclar pour un vol sur site de fin d’après-midi. Et là coachés comme il faut par nos parapotes d’Ubaye, nous réalisons notre premier cross en parapente. Et pas des moindre puisque je réalise 2 rêves en un seul vol : raccrocher Dormillouse puis transiter au-dessus du lac de Serre-Ponçon pour aller survoler le Morgon.

Les myrtilles ont rougis sous le sommet de Dormillouse
Sommet du Pic du Morgon en ligne de mire

Mika le réalise aussi mais il vous dirait qu’il n’en rêvait pas spécialement. Ne pas se mettre d’objectif pour juste vivre le vol sans risque de frustration, voilà son état d’esprit. De mon côté je fonctionne à l’émotionnel : coup de foudre pour une montagne alors je rêve de la survoler. Finalement ce jour-là nous réalisons un vrai triangle de 30km en posant à notre point de départ. Et bien sûr nous étions parti à pied depuis l’atterrissage. Promis l’année prochaine nous enregistrerons nos vols à la CFD marche et vol. Bref c’est tout simplement notre plus beau vol de l’année.

Septembre : Première marche arrière, Première coupe Icare

7 vols pour 3h40

Il est 18h à Mévouillon ce 1er Septembre, la brise d’Ouest ronfle fort à Buc et nous décollons dans une fugace accalmie. En peu de temps nous enroulons au-dessus de Buc top, une première pour Mika et moi. Mais rapidement une sensation étrange m’envahit, je n’avance plus. Le vent se renforce, je le sens de plus en plus fort sur mon visage et je suis tanquée. Alors je jète un oeil au vario, qui m’indique une vitesse nulle. Je respire lentement et réalise que mon seul objectif est désormais d’atteindre l’atterrissage. Mes pieds poussent fort sur le premier barreau. Pour autant, la vitesse reste toujours très faible. Une fois au col de Mévouillon, le venturi me pousse à forte vitesse vers le terrain. Et alors que je me positionne pour mon étape de base, je comprends que ce n’est pas gagné. Face au vent, je me fais gesticuler comme jamais. En fait je comprendrai plus tard que la composante Nord ce soir-là, me mets sous le vent du Fort à l’atterrissage. Donc je subis à la fois des rouleaux et une brise très forte. En prenant des points de repère au sol, je constate avec effroi que je recule. Je finis par poser les pieds au sol après cette expérience des plus désagréables. Première fois que je pose aussi vite à la verticale et en reculant. Comme à Mieussy en Juillet, mon sang-froid et l’absence de sur-pilotage me sauve la mise. 

Notre première coupe Icare

Après ces fortes sensations Mika et moi avons eu besoin d’une pause. Alors nous avons rendu visite à la famille dans le Sud-Ouest. Mais rapidement notre route nous a ramenés dans les Alpes. En chemin nous avons découvert les sites de vol du Cantal près de Puy Mary, où nous retournerons en 2023 tant c’est un paradis du parapente. Et entre temps nous avons gagné des pass pour assister à notre première coupe Icare. C’est ainsi que nous avons retrouvé des parapotes pour un camp de base d’une semaine au pied de la Dent de Crolles. Une belle expérience à vivre au moins une fois dans sa vie de parapentiste, mais pas pour y voler.

Mika au décollage de l'Umbec dans le Cantal
Apéro du soir au camp de base avec les copains

Octobre : Premier stage SIV et thermiques d’Automne en Ubaye

17 vols pour 9h

Première repose au décollage de Saint-Vincent-les-Forts

Après une semaine à paraglandouiller à la coupe Icare, nous avions à nouveau une énorme envie de voler. Depuis quelques jours le Nord rentre fort un peu partout, et Saint-Vincent semble en être protégé. Nous y affinons notre technique de repose au sommet. Nous seulement la brise est plus calme qu’au Printemps et en été. Puis le terrain à côté du décollage ne déclenche plus. Ainsi nous enchainons dans de bonnes conditions les atterrissages au décollage. Nous en profitons même pour faire du gonflage sur la magnifique moquette de l’aire d’envol. Je commence à prendre confiance en moi et faire abstraction du regard des autres. 

Sev à l'atterrissage de Saint Vincent les Forts
Vu sur le lac de Serre Poncon

Premier SIV à Annecy pour Sev

Ces quelques jours dans le sud ayant booster ma confiance, place aux incidents de vol. Deux ans après mes débuts, je réalise mon premier SIV en parapente. En réalité je n’étais pas prête pour ça. Mais j’en ressort enrichi de nouvelles sensations et d’outils pour contrer des incidents de vol. Bien que mon bilan soit positif, je reste sur ma faim. J’espère refaire un SIV en parapente en 2023 pour affiner ma technique. Mais une chose est sûre : je ne ferai jamais d’acrobatie volontairement.

Sev qui fait une cascade après un incident de vol

Hike and fly, chasse aux thermiques d’Automne

Quand Christophe nous a dit de prendre les Vivo pour le Hike and fly au col de la Gardette, sur le coup je n’ai pas compris pourquoi. C’est quand je me suis retrouvée dans du +4 au-dessus du décollage des ballons, que tout est devenu plus clair. En Automne, le ciel et les vallées des Alpes du sud deviennent accueillant pour tous niveaux de parapentistes. Et ce hike and fly au départ de Chorges l’illustre bien. Mais le plus beau de tous pour profiter des mélèzes dorés et des thermiques encore généreux est sans conteste le hike and fly de Pointe fine. Juste magnifique et fumant! Si vous nous cherchez fin Octobre 2023, alors venez en Ubaye avec votre parapente.

Sev en vol face au Dévoluy

Novembre : Coup de coeur pour Gourdon

22 vols pour 12h

Premier cheminement à Saint-André-les-Alpes

Curieusement la première neige tombée sur les hauteurs de Dormillouse nous fait fuir plus au sud. Certes pas bien loin puisque c’est à Saint-André-les-Alpes que nous nous installons pour presque 10 jours. Quelques parapotes de la Drôme nous rejoignent pour profiter de belles conditions en ce début Novembre. A bien regarder les prévisions je ne vois rien de fumant dans un plaf à 1800m alors que nous décollons depuis 1500m. Mais Sylvain et David nous expliquent que cela suffit largement pour réaliser le cheminement classique de ce site. Et ils nous le prouveront en nous emmenant jusqu’aux antennes, comme le disent les locaux. Alors que j’enroule devant la montagne de l’Allier, je ne perds pas des yeux le Cheval Blanc. Mais je n’ose pas me lancer dans la transition. Je n’ai pas encore accepté l’idée de me vacher au milieu de nulle part et devoir revenir en stop. J’ai donc réussi à revenir à mon point de départ en volant.

En résumé ce vol, c’est 2 heures de bonheur avec les vautours cartographiant parfaitement les ascendances. Mais c’est également une confirmation que l’Automne offre des conditions de vol thermique adapté à notre niveau de parapente.

Voler avec des champions du monde à Gourdon

Puis à nouveau nous avons fini par pousser encore plus au sud. Et ainsi nous avons enfin découvert le site de vol de Gourdon. Ce site est bien connu pour être le terrain de jeu des pilotes test d’Ozone et BGD. C’est donc tout naturellement que nous avons côtoyé Honorin Hamard, Luc Armand, Baptiste Lambert et bien d’autres pilotes ultra-doués. En décollant de l’Embarnier, la magie opère planant sous nos parapentes avec vue sur la Méditerranée. Et quel plaisir de se rendre compte que comme à Saint-André, il est encore possible de faire de beaux vols. Mais Il nous a fallu presque une semaine avant de réaliser la transition classique à Cavilore. Nous avons gagné en expérience cette année, mais ça prend du temps de tout découvrir sur une nouveau spot.

Décembre : Vol de cheminement à Saint-André-les-Alpes

1 vol pour 1h10

Toute bonne chose a une fin et la route du retour à la maison se rapproche. Mais nous prolongeons le plaisir par un dernier vol dans les Alpes du sud. C’est fumant à Saint-André et c’est sur notre itinéraire alors ce sera notre meilleur choix, bien que la température nocturne prévue soit de -6°. Ça sent vraiment l’hiver, et en arrivant au Chalvet nous trouvons un joli manteau neigeux. Les Vivo découvrent pour la première fois la neige, mais ne semblent pas perturbées. Alors nos parapentes nous offrent comme dernier vol de l’année ce soi-disant classique cheminement jusqu’aux antennes. Franchement ce genre de classique en décembre, j’adore et j’en redemande. Alors nous reviendrons c’est sûr et cheminerons encore plus loin. Sev et Mika, définitivement sous le charme des Alpes du sud.

Les antennes sur la crête du Chalvet
Lac de Castillon à l'Automne

En résumé

Cette année parapentesque 2022 bien remplie se termine en beauté pour Sev et Mika. C’est toujours bons de regarder en arrière, se souvenir, analyser, tirer des leçons pour mieux avancer. D’ailleurs déjà de nombreux projets pointent le bout du nez. D’abord même si nous vivons comme des électrons libres, nous allons nous impliquer un peu plus dans la vie de notre club. Et ainsi peut-être donner l’envie à quelques parapentistes de marcher pour aller voler.  Enfin rapidement en début d’année nous allons sans doute mixer ski de rando et parapente. Puis nous continuerons notre progression tout en suivant des formations encadrées. Peut-être un changement de matériel allant de pair avec notre progression ? Evidemment notre soif de découverte de nouveau site de vol nous emmènera aux 4 coins de la France. Et là nous nous appliquerons à faire non seulement du Hike and Fly mais également les tours de bocal. Au milieu de toutes ses aventures sous nos parapentes, peut-être trouverons-nous notre futur pied à terre. Mais pardessus tout nous continuerons à prendre plaisir à partager nos vols, nos expériences, nos ressentis et nos bons plans avec vous.

J’espère que ce bilan 2022 de nos vols en parapente vous donne envie de suivre nos aventures en 2023. Si c’est le cas abonnez-vous à nos réseaux sociaux et partagez également cet article.

Cet article a 2 commentaires

    1. sev

      Merci Thibaut!
      En 2022, nous avions décidé de sortir de notre zone de confort. Et nous avons compris que les thermiques ça peut être fantastiques comme terrifiques!
      Donc en 2023 nous nous ferons plaisir en H&F bien sûr, tout en continuant notre apprentissage du pilotage en thermiques. Puis nous avons aussi envie de nous impliquer dans notre club du Poupet. Pour que les sites soient préservés et mis en avant, il est important que chacun à sa façon participe à la vie d’un club. Nous l’avons compris à travers nos voyages et découverte de site de vol!
      Alors à très vite sur les sentiers et dans les airs!

      Sev et Mika

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