Nos meilleurs moments de vol en parapente de 2023

Découvrez nos meilleurs moments de vol en parapente de 2023 riche en émotions et progression : passage en cocon, premier petit cross en plaine, stage SIV au Printemps, découverte de nouveaux site de vol et multiples itinéraires en montagne. Notre progression continue également en pratiquant encore et encore sur des sites bien connus où nous ressentons le fameux déclics. Entre sortie et tour de bocal dans des massifs alpins et pyrénéens, découvrez ce bilan de notre année en récit et images de nos meilleurs moments de vols en parapente. 

Quelques statistiques de nos meilleurs moments de vol en parapente de 2023

Comment faire le bilan d’une année parapente sans annoncer des chiffres ? C’est pourtant bel et bien ce que je m’apprête à faire. Effectivement Mika et moi assumons de plus en plus notre quête hédoniste dans la pratique du vol libre. Plus nous progressons, plus nous ressentons du plaisir à planer dans le ciel, avancer d’une montagne à une autre, survoler des forêts et des lacs. Et finalement même un plouf de quelques minutes suffit à notre bonheur s’il nous offre un moment de découverte. En parallèle un tour de bocal comme celui de Loudenvielle est comme le cross d’un vie, alors qu’il a duré moins de 2 heures pour environ 35km. Je dirai que nous sommes en marge de nombreux pilotes qui se fixent chaque année des objectifs chiffrés : faire 100km, voler à une moyenne de 20km/h, réaliser des vols de plus de 3h, faire plus de 200h de vol cette année, etc…Alors certes j’ai le sentiment d’être passé par cette quête des chiffres. J’ai adoré passé le cap des 100 vols et j’exultais au passage des 500 vols. Aujourd’hui je n’y accorde plus aucune importance. En réalité nous possédons un Syride qui nous sert de carnet de vol. D’ailleurs si vous voulez nous suivre, mon pseudo c’est Sev et celui de Mika c’est Mikaflyblack. Et donc pour tout vous dire, en cette fin Décembre il m’annonce 198 heures de vol pour presque 300 vols. Et avec pour plus longue durée un vol de 4h réalisé en Novembre à Loudenvielle lors duquel je fais mon plus haut plafond également à savoir 3357m. 

Voiles entrain de monter au plaf vant de transiter sur les face ouest du val du Louron

Pour Mika c’est sensiblement identique puisque nous volons toujours ensemble. Alors est-ce que j’ose nous donner comme objectif pour l’année prochaine de passer au-delà de 3500 voir 4000m ? J’avais dit pas de chiffres mais nous qui aimons gravir les montagnes, il faut admettre que de réussir à les survoler en volant c’est une récompense absolue.

Juste le plaisir de vol en parapente au milieu des montagnes

Finalement ce qui est réellement précieux, c’est la qualité et la beauté du vol. En fait cette année nous avons eu une sorte de déclic. Tout est devenu plus facile dans les thermiques. Ainsi nous commençons à voir la terre de plus haut et partons en balade sous nos parapentes. Et dans les montagnes en mode Hike and Fly, c’est vraiment le terrain de jeu que nous affectionnons particulièrement. Puis nous avons l’opportunité de nous déplacer facilement et cette liberté nous offre des moments magiques partout où ça vole et surtout où nous avons envie de voler. Nous savons désormais bien choisir les spots de vol en fonction des saisons et des aérologies plus ou moins fortes dans certaines régions. Alors nous privilégions toujours notre sécurité pour garantir notre plaisir de vol. Cela n’a pas empêcher un ou deux incidents cette année mais gérer grâce à de bons réflexes acquis en stage SIV. Puis au fur et mesure de l’année des petites différences se sont immiscées entre Mika et moi. A vrai dire je suis naturellement plus à l’aise que lui quand je monte très haut. Alors que cela devient inconfortable pour lui. Donc il a dans l’idée de lever ce malaise en se mettant à l’acro en parapente. Le gain de confiance sous son aile l’aidera à monter plus haut pour que l’on puisse partir en balade ensemble. C’est bel et bien notre objectif ultime, voler et crosser ensemble dans l’idée de faire de chouette rando vol bivouac. Alors à court terme il semblerait que notre futur dans le ciel diffère légèrement. Mika a des envies de voltiges et moi de cross, cela risque de nous offrir de belles aventures l’année prochaine.

Je vous conseille de suivre tout cela sur nos réseaux sociaux.

Place désormais à nos meilleurs moments de vol en parapente mois par mois. Je compte sur vous pour nous dire en commentaires quel mois vous avez préférer !

Janvier : Tour du bocal de Gourdon

Notre troisième hiver de parapentiste devait nous amener à participer à un stage de vol et ski. Sous l’impulsion de Francoise Lérique, nous bloquons nos places à Crest Volant pour découvrir cette pratique très spécifique. Françoise et quelques adeptes de vol et ski se retrouvent pendant la saison hivernale pour réaliser des parcours sur les pistes de ski. Slalom, touch and go, précision d’atterrissage, tout y passe. Mais voilà début Janvier nous digérons les fêtes avec la famille de Mika en Toscane. Le climat est doux, tandis qu’en Savoie les températures annoncées frôlent les -15°C. Alors allez savoir pourquoi, nous avons appelé Françoise pour décliner son invitation à finir en glaçon sous un parapente avec des skis aux pieds. Qu’avons-nous fait à la place ? Nous avons longer la côte ligurienne jusqu’à Menton puis établi un camp de base à Gourdon. Ce village perché des Alpes Maritime offre un climat agréable. Et nous ne sommes pas venu là par hasard. C’est un des spots en France où il fait bon voler en parapente en hiver. Et par chance nous avons eu dès nos premiers jours sur place de magnifiques conditions. Cela nous a permis de découvrir le fonctionnement et les subtilités de ce site, pour finalement réussir le tour de bocal à plusieurs reprises. Je n’aurai jamais imaginé fin Janvier entendre hurler mon vario de la sorte. Après un décollage vers 12h de l’Embarnier, le thermique à gauche du déco me permet de transiter sans problème à Cavillore. Cette face Ouest est magique en vol et à sa pointe sud son thermique l’est tout autant. Ainsi comme nous l’ont indiqué les locaux du club, je file au Pic de Courmettes. C’est là où dans une ascendance à +6m/s le son du vario m’a fait peur. La fin fut plus douce avec une transition jusqu’à Kennedy perché mais tout de même sous la TMA de Nice. Puis le glide final pour rejoindre l’attéro des abeilles à Gourdon. 

Survol du village de Gourdon
Sev en vol avec Gourdon et la crête de Cavillore en arrière plan
Nico sur la crete de Cavillore

Février : Les crêtes du Cheiron à Gréolières

C’est marrant cette capacité que l’on développe à s’enraciner dans un lieu lorsqu’on s’y sent bien et surtout que cela vole tous les jours même en hiver. Après 2 semaines de Hike and Fly à Gourdon et quelques tour de bocal, nous pensons enfin à aller voler à Gréolières. C’est également un paradis pour le marche et vol puisque les décollages sont accessibles uniquement à pied. A l’exception du décollage « 300 » où quelques 4×4 déversent parfois une orde de parapentistes. L’objectif des locaux en décollant du 300 est de rallier les crêtes du Cheiron en vol. Jusqu’à maintenant avec Mika nous parvenions sur cette belle crête en randonnant sur le GR pour aller décoller depuis le 700. Comble du bonheur pour moi ce 1er Février, j’attend ces crêtes en vol sous ma vivo depuis le déco 300. Dès ma sortie du décollage je centre parfaitement un thermique qui me permet d’enchainer le cheminement classique expliqué par les parapentistes locaux. Quelle émotions quand je sors au-delà des crêtes prêt du sommet Jerusalem. Les écrins enneigés sont à portée d’aile. Alors je chemine vers Coursegoules fait demi-tour puis longe à nouveau tout le Cheiron jusqu’à survoler le décollage 700. Je viens de réaliser l’un des objectifs que j’avais en tête depuis la découverte de ce site de vol. A vrai dire pour chaque site de vol, j’ai désormais un défi à relever qui me tient à coeur.

Village de Gréolières
Gonflage de voile AirDesign

Mars : première sortie de bocal du Poupet

Depuis mi-Février après notre dernier vol à Gréolières, nous sommes rentrés dans notre maison de Franche-comté. Un dernier retour ici puisque nous l’avons mise en vente. Ainsi nous tournons la dernière page de notre première vie. Désormais nous avançons vers notre meilleure vie à bord de notre fourgon Grizzly à la recherche de notre futur pied à terre. Certes nous apprécions la vie de digital-nomad mais cela n’a pas que des avantages, surtout en hiver. Donc le temps de vendre la maison nous restons dans le Jura et profitons de belles conditions printanières au Poupet. D’ailleurs c’est lors d’un week-end particulièrement instable que Mika et moi parvenons pour la première fois à sortir du bocal du Poupet. A deux reprises c’est un peu après Poligny que nous vachons, dans la pampa comme on dit. Ainsi nous découvrons pour la première fois également les joies et surprises des retours de cross en stop. Même si cela s’est bien passé, j’avoue ne pas être encore trop fan de ça. C’est d’ailleurs ce qui me bloque à crosser pour l’instant. En fait mon idéal de cross est le triangle où on revient au point de départ. 

Décollage de Sev depuis le Déco N au Mont Poupet
Un moment de parapente : départ en cross depuis le Mont Poupet
Cross de plaine depuis le Mont Poupet dans le Jura

Avril : Notre premier cocon

C’est quand même dingue de faire partie du club qui a vu naitre quelques grands champions de notre activités. Effectivement début Avril notre club du Poupet vol libre a organisé une fête en l’honneur de Constance Mettetal pour son titre de championne du monde au Mexique. Puis Maxime Pinot était également de la partie pour ses nombreux titres également. Ils nous inspirent dans leur pratique et leur comportement si humble. La météo ne nous a pas permis ce jour-là de voler avec eux. Pour retrouver de belles conditions nous reprenons la route en direction des Baronnies, l’un de nos sites de coeur. Certes pour le soleil mais également pour y tester notre nouveau joujou de chez AirDesign. Voilà c’est parti, nous passons en cocon. Moi qui tends toujours mes jambes en volant en sellette, cela devrait m’aller à ravir. Et effectivement dès les premiers vols à la Trappe, la magie opère. En réalité tout se passe bien que ce soit le fait de mettre la jupe ou sortir du cocon pour atterrir. Puis même dans les conditions thermiques, le changement de position ne perturbe pas notre pilotage. Mais nous avons conscience qu’il va falloir faire des heures de vol dans des conditions variés pour notre sécurité. Effectivement il nous faut apprendre à connaitre le duo cocon Sock avec notre ViVo que l’on connait bien. Finalement quel gain de poids pour notre pack de vol principal, nous passons de presque 14kg à tout juste 10kg. 

Mika pour son premier vol en cocon à la Trappe dans les Baronnies
Mika en vol avec son cocon à Buc

Mai : Premier stage SIV pour Mika

Début Mai, nous voilà à Annecy pour un SIV organisé dans le cadre d’un stage secuvol subventionné par la ligue de vol libre de Bourgogne Franche Comté. Après réflexions, nous avons préférez le faire avec nos sellettes plutôt qu’en cocon pour être plus en confiance. Puis ce premier SIV pour Mika a pour objectif secondaire de lui confirmer ses envies de se mettre à l’acro en parapente. Quant à moi après l’échec de mes sorties chandelles de 360 lors de mon premier SIV, vous devinez mon objectif. Et grâce à la pédagogie de notre moniteur, je valide le 360 sortie chandelle des 2 côtés. Non sans avoir d’abord refait une chips, faut l’assumer le surnom Chipster.

Finalement je me débrouille mais je me sent vraiment mal après la répétition des spirales, comme la nausée. Je ne sais pas si c’est physiologique mais j’ai visiblement un gros travail à faire sur le placement de mon regard. De son côté Mika est bluffant d’aisance dès ses premiers 360 engagé. Il se sent bien et gère à la perfection le timing des commandes. Tout est propre dans ses gestes.

A chaque run, il est euphorique et l’adrénaline ne le quitte plus. D’ailleurs à notre retour dans le Jura, c’est l’occasion pour lui de refaire des 360 engagé sans pilotage radio. Et ça passe crème. C’est prometteur pour son envie de se mettre à la voltige. Une belle aventure en perspective à suivre sur nos réseaux.

Bannière stage pilotage en parapente
Mika tout équipé pour son stage de pilotage
Mika au décollage pour un run durant le stage de pilotage en parapente
Mika avec sa sellette Acro4 de chez Supair

Juin : découverte du parapente en Bretagne

A force de rester bloquer dans le Jura car la météo est orageuse sur les Alpes du Nord et du Sud, nous avons ratisser plus large sur notre recherche de spot volable. Et résultat, nous voilà décidé à partir voler en parapente en Bretagne. Et franchement ce fut pour nous deux semaines de pur plaisir. Effectivement nous avons découvert le soaring sur les falaises bretonnes. Enfin avant de découvrir le vol, il a d’abord fallu décoller. Et ce ne fut pas une mince affaire ni pour Mika, ni pour moi. Heureusement nous avons été conseillés, aidés et poussés par les parapentistes locaux à Penestin. Poussés ? Mais oui vous lisez bien et il s’agit d’être poussé au sens propre du terme. En réalité dans du 25/30 km/h de vent, quand on n’arrive pas à sortir du déco c’est l’usage d’être poussé dans le dos. Même si cela m’a surprise la première fois, j’avoue avoir bien apprécié ce coup de main. Mais parfois c’était plus facile comme à Kervigen où le décollage est en pente. D’ailleurs c’est peut-être pour l’instant notre spot préféré de Bretagne, axequo avec Pénestin. Après le parapente en Bretagne, nous pensions monter en Normandie. Mais la météo en a décidé autrement et nous avons fait une diagonale jusque dans les Baronnies, notre spot de coeur. Le temps de faire quelques vols magiques du soir à Buc. Et grâce au vol en Bretagne et les reposes obligatoire au décollage, nous avons pris confiance et réussi à reposer à Buc top. Et quelle classe de re-décoller juste au moment du coucher de soleil.

Sev et Mika en vol au dessus de Kervigen
Sev en l'air au dessus du Menez Hom
Parapente en Bretagne

Juillet : Saint-Hilaire, rêve de Dent de Crolles

Il nous a fallu 3 ans avant d’oser venir voler en parapente à St Hilaire. Allez savoir pourquoi ? Enfin si je sais vous dire pourquoi : les falaises impressionnantes. Mais voilà nous commençons à avoir de l’expérience et nous connaissons bien nos ViVo. Alors je ne dis pas que nous n’avons pas fait d’erreurs de placement. Et particulièrement au pilier sud où nous avons eu quelques sueurs froides. Il faut dire que nous avons beaucoup poncé le caillou les premiers jours avec des conditions ultra stables. Alors cela nous a offert quelques moments épiques à parfois être sous le vent. Parfois notre marge de sécurité au relief laisse aussi la possibilité aux parapentistes locaux de passer entre notre stabilo et le relief. Et à nouveau sueur en froide et poignée témoin histoire de se rassurer au cas où. Puis que dire de ce camp de base au plateau des petites roches sous la Dent de Crolles : magnifique. Par contre nous n’auront jamais le créneau par le Hike and Fly du matin ou du soir. Mais un lendemain de journée pluvieuse, la magie opère. Un magnifique ciel de traine nous permet enfin de passer au-dessus du plateau, mais pas que. Voilà que j’enroule un thermique entre les antennes et la Dent de Crolles. Mais c’est très impressionnant, je me sens comme aspiré par les barbules. Je n’ai jamais connu une telle sensation de puissance à l’approche du nuage. C’est à la fois excitant et effrayant.  Alors je reste loin du relief pour monter sereinement et cela marche. Me voilà à plus de 2200m et je vole devant la majestueuse Dent de Crolles. Un rêve qui se réalise. Et cerise sur le gâteau je poursuit ce vol en m’offrant un aller-retour jusqu’au Saint-Eynard.

Le Saint Eynard
Dent de Crolles entre Chambéry et Grenoble

Août : Survoler le Criou comme objectif de chaque vol

Mi-Août, la canicule sévit et nous cherchons un camp de base en altitude pour se mettre au frais la nuit. Pas toujours facile la vanlife mais en choisissant de remonter en Haute-Savoie entre Mieussy et Samoens, c’est l’assurance de voler souvent et de dormir en altitude. Côté vol, c’est la fête du parapente tous les jours. Presque une semaine de vent d’Ouest à Mieussy à profiter du Hike and Fly de Perthuiset le matin et le vol de fin d’après-midi magique depuis les Platières. Mais c’est à Samoêns que nous avons fait nos plus beaux tours de bocal avec pour objectif systématique : le Criou. Mika vous dirait que j’en fait un obsession de cette montagne emblématique surplombant Samoëns. Et alors, il n’y a pas de mal d’avoir des rêves. Enfin je dirai plutôt que je commence à comprendre l’intérêt d’avoir un objectif quand je vais voler. Au moins une fois que je suis perchée, je sais où aller ou du moins essayer d’y aller. Ainsi en une semaine à Samoëns j’ai pu survoler le Criou par trois itinéraires aérien différents : en décollant de la Bourgeoise, du plateau de Saix ou de la tête de Saix. En définitive c’est de ce dernier que je réalise mon plus beau vol. En décollant à plus de 2000m depuis la tête des Saix, je m’offre un survol du désert de Platé. Perchée au-dessus de tête Pelouse, le Mont-blanc est à portée d’aile et la vue est dingue. Après en avoir pris plein les yeux je survole Trapechet avant de traverser la vallée et accrocher le Criou. Et après c’est cadeau avec un survol des crêtes jusqu’à Pointe Rousse. Il faut savoir que c’est parfois plus facile de raccrocher le Criou en vol du soir en décollant du plateau de Saix. D’ailleurs par tendance Ouest il est inutile de chercher à prendre du gain. En fait il faut se jeter direct du côté de la Dent de Verreu. La brise nous y pousse à grande vitesse. Puis il s’agit de remonter gentiment, patiemment jusqu’à Ressassat puis pointe Rousse et finir au Criou. Bref je ne saurait trop vous conseiller de voler à Samoëns, c’est de toute beauté haut dans le ciel.

Sev qui revient du Criou

Septembre : Vous reprendrez bien un peu de transition Dormillouse Morgon

Déjà Septembre et nous n’avons toujours pas volé dans notre paradis d’Ubaye. En réalité nous pensions venir en Août, mais nos amis sur place nous en ont dissuadé : conditions trop fortes, accidents à répétitions, rien de bon pour voler sereinement comme on aime. Puis début Septembre, les voyants nous semblent au vert, nous voilà en camp de base pour 10 jours entre Montclar et Saint-Vincent-les-forts. D’ailleurs certains partis vous lecteurs et amis sur les réseaux nous y rejoindront pour partager le Hike and Fly de Dormillouse ou simplement le soaring à Saint-Vincent. C’est vrai que nous apprécions de partager nos aventures à travers des mots, mais qu’est-ce que c’est chouette de vous rencontrer et voler ensemble. Bref que ce soit avec Manon, Marion, Thomas, Julien, Nadège et bien d’autres nous avons arpenté les sentiers en mode Hike and Fly. Chaque jour en vol depuis Dormillouse nous allons un peu plus loin le long de la crête de la Blanche : le Bernardez puis Neillière, ensuite l’Aiguillette. Il m’aurait fallu quelques jours supplémentaires pour aller jusqu’à l’Estrop. Mais ce qui est dingue pour 3 de ces vols, c’est q’à chacun de mes retours à Dormillouse, j’ai tenté et réussi la transition et raccroche du Morgon. Cette transition Dormillouse Morgon fut le plus beau vol de mon année 2022. Et cette année avec des conditions idéales et adaptées à mon expérience, je réalise encore et encore ce qui reste à mes yeux comme un rêve. 

Atterrissage de Saint Jean de Montclar
Sommet du Pic de Bernadez
Atterrissage sur la plage au lac de Serre Ponçon
Vu sur le lac de Serre Poncon

Octobre : découverte du parapente dans les Pyrénées

Une dégradation de la météo dans les Alpes du sud, nous motive enfin à partir à la découverte du parapente dans les Pyrénées. A nouveau notre bible des plus beaux sites de vol en France oriente notre choix pour une vallée des Hautes-Pyrénées nommé le Val Louron. Dans un premier temps l’architecture assez austère des villages nous surprend. Puis nous tombons sous le charme de la beauté verdoyante de la vallée avec le lac de Genos dans son écrin de montagne. Finalement c’est en vol que nous tombons littéralement amoureux de ce val Louron si accueillant. A l’arrivée au décollage après un Hike and Fly au milieu des fougères, nous rencontrons un parapentiste local. Ce dernier nous aura tellement bien expliqué quand et comment faire le tour de bocal de Loudenvielle, que j’en réalise un dès ce premier vol. Mais nous réussirons le plus bel itinéraire en allant survoler le lac d’Oo accompagné par Manu d’Odyssée Parapente. Et les journées se suivent et se répètent avec des conditions météo idéales. Alors nous enchainons chaque jour un beau Hike and Fly. En fait nous ne nous lassons pas de la randonnée pour atteindre le décollage. Et ce site d’envol est tellement confortable, et que dire des thermiques sur le plateau : énorme. Bref c’est tout nouveau tout beau et nous avons à nouveau bien choisi notre moment pour venir voler en parapente dans les Pyrénées. Le Pic du Midi de Bigorre nous a fait de l’oeil d’ailleurs. J’ai bien l’impression que nous allons revenir l’année prochaine pour découvrir d’autre spot des Hautes-Pyrénées.

Transition pendant le tour du bocal de la vallée du Louron
Lac de Genos avant Loudenvielle
Vu depuis les airs sur les lacs d'Oô

Novembre : Pyrénées orientales

Le météo pourrie généralisée à toute la France nous a incité à un retour dans notre camp de base du Jura. En fait cela nous a permis de recharger les batteries avant l’hiver et de réfléchir à de nouveaux projets. Mais plus de deux semaines enfermés et nous nous sentons comme des lions en cage. A bien regarder la météo et contacter les amis sur place, il fait beau dans les Pyrénées orientales. C’est motivant pour continuer sur notre lancée de découverte du parapente dans les Pyrénées début Octobre. Même si le prévisions de vent nous semblent bien mauvaises, après deux jours de route nous arrivons à Font Romeu. Bien que nous ayons peine à la croire, notre copine Olivia sur place nous assure que ça vole tous les jours. Et finalement oui ça vole alors que météo parapente annonce du Nord à tous les étages. Nous apprendrons avec les locaux que sur le spot de Targassonne, il vaut mieux se référer à Vélivole tout en croisant avec d’autres prévisions comme toujours. Finalement nous pensions rester un ou deux jours ici, nous resterons presque une semaine. En réalité comme promis par Olivia, nous avons volé tous les jours. Le Hike and Fly pour monter au Pic de Mauroux nous a mis dans le rouge avec sa pente bien raide. Mais quand c’est pour s’offrir un magnifique soaring sur cette pente orienté plein sud, ça vaut le coup de transpirer. Alors certes ce n’était pas les conditions d’Octobre avec des plafonds à 4000m. Mais nous avons profité de ce cadre magnifique dans un climat très agréable et des couleurs automnales chatoyantes. Désormais Targassonne s’ajoute à notre liste de spot de vol où il fait bon voler et bon vivre. Il y aura sans nul doute des aventures aériennes pour Sev et Mika ici l’année prochaine. Et je nous vous parle même pas de la pâtisserie que nous avons dégoté dans Font Romeu.

Plaine de la Cerdagne dans les Pyrénées orientales
Mika fait du gonflage sur le décollage du Pic des Mauroux
Coucher de soleil dans la plaine de Cerdagne
Patisserie à Font Romeu
Patisserie à Font Romeu

Décembre : Vamos España

Comme il se met à neiger sur les hauteurs de Font Romeu, c’est l’occasion pour nous de basculer en Espagne. Il aurait fallu descendre dès début Novembre en Andalousie où les conditions de vol étaient fumantes. Mais cette année nous ne voulions pas aller si loin, nous l’envisagerons l’hiver prochain. Alors nous avons fait une petite boucle en Catalogne en commençant par repérer Organya. Si Mika fait de la voltige, c’est sûr que l’on y viendra de temps en temps. Mais là pas moyen de voler, beaucoup trop de Nord, pas envie d’attendre et pas de rando qui nous font envie. Alors nous poursuivons en direction de Ager. Lorsque nous volions à Loudenvielle début Octobre, les écoles de parapente locales faisaient leur stage cross à Ager. Donc cela nous a mis la puce à l’oreille. Quand il y a trop de sud et que cela ne vole plus sur les versants français des Pyrénées, c’est un des spots où il faut voler en face sud. Et quelle surprise, de loin sur la route on voyait ce massif sans vraiment imaginer que c’est là que nous allions. Mais à nouveau trop de nord nous bloque au sol. Pourtant nous attendons car ce site magnifique nous fait envie. Et la randonnée jusqu’au décollage est belle, agréable à cette saison mais je l’imagine insupportable en été. Bref à l’issue d’un Hike and Fly nous réussissons un beau vol thermique qui nous ouvre l’appétit pour revenir avec de meilleures conditions. Et le temps passe, le stage SIV de Mika à Roquebrune approche. Alors nous partons en direction des Alpes maritimes.

La crête d'Ager en Catalogne
Mika au décollage d'Ager
Coucher de soleil à Organya

Le second stage SIV de Mika à Roquebrune

Voilà quelques jours que nous volons sur les hauteurs de Gourdon. Mais même ici la météo nous joue des tours. Alors malheureusement la mauvaise nouvelle tombe, le second stage SIV de Mika est annulé. Nous ne savons pas si nous devons être frustrés ou content de rester sur les hauteurs sauvages de Gourdon. C’est la seule compensation à cette annulation car on s’était fait à l’idée de voler à Roquebrune. C’est un peu trop urbanisé à notre goût mais surement moins fréquenté et stressant qu’à Annecy. Mais cela ne vaut pas le calme de Gourdon ou Gréolières en hiver. Bref on se console comme on peut, puis ce n’est que partie remise peut-être au lac de Serre-Ponçon. Mika qui a l’objectif de se mettre à l’acro, a déjà investi dans une sellette adaptée avec de bonnes protections. Il aura surement l’occasion de faire quelques runs avec dans l’hiver sur des sites avec du dénivelé, histoire de répéter ses gammes en 360 sortie chandelle. En attendant nous allons reprendre la route en direction du Jura pour changer de matériel. Effectivement nous avons l’intention de nous adonner à nouveau à l’une de nos passion les prochains mois : le ski de randonnée. Et pourquoi pas enfin nos premiers vol à ski.

Aventures à suivre…

Bilan de ces meilleurs moments de vol en parapente de 2023

S’il fallait retenir quelque chose de ce bilan, c’est vraiment le plaisir que nous procure la découverte de nouveaux sites vol. Et le coup de coeur de cette année 2023 revient à notre découverte des Pyrénées avec un gros faible pour Loudenvielle. En réalité cette année en quadrillant la France, nous avons élargit notre champ de possible en parapente. Vol thermique dans le sud de la France en hiver, soaring avec les mouettes en Bretagne, vol du soir à n’en plus finir à Mieussy ou dans la Drôme, cheminement à Saint-Hilaire, cross d’Automne dans les Alpes du sud et les Pyrénées. Bref nous varions de plus en plus notre pratique du vol libre. Et c’est à chaque fois un émerveillement de voir notre planète d’en haut. Puis nous avons encore tant de spot à découvrir, cela parait inépuisable. D’autant que nous commençons à sortir de nos frontières. Mais au final entre nous, ce que désormais nous kiffons le plus : c’est de gravir les montagnes en volant, faire le tour de bocal en contemplant et respectant la nature, et refaire le vol en sirotant une bière. 

Que feront Sev et Mika sous leur parapente en 2024 ?

D’abord en ce début d’hiver, nous allons peut-être enfin faire nos premières sorties ski de rando et vol. Puis dès le Printemps nous ferons toujours autant de Hike and Fly car c’est comme cela que nous aimons aller voler. Et nous espérons partager de plus en plus ces moments sur le terrain avec vous qui nous suivez sur les réseaux. N’hésitez pas à nous contacter comme certains l’ont fait cette année et rejoignez-nous là où nous volons. Nous nous ferons un plaisir de partager notre expérience du mieux que possible et toujours avec de grosses marges de sécurité. 

De mon côté où que j’aille j’aurai toujours un rêve de gravir une montagne sous mon parapente. Cela continuera d’exaspérer Mika qui n’aura de cesse de me taquiner avec mes « obsessions ». Peut-être que je vais commencer à m’intéresser à la compétition. Pour cela il faudrait valider le BPC. Mais j’ai vraiment des doutes. Vraisemblablement je vais continuer à me faire plaisir au milieu des montagnes sans aucune pression. Quant à Mika, il va se mettre à fond à la voltige pour être totalement serein sous son aile. Et peut-être commencera-t-il à envoyer quelques figures qui me donneront des sueurs froides. Puis finalement nous parviendrons sans nul doute à faire nos premiers cross ensemble en se suivant. Le tout avec vraisemblablement un nouveau parapente qu’il nous reste à tester et choisir dans les mois à venir. Et peut-être du changement également du côté de notre aile de montagne, nous nous questionnons sur le passage sous une mono surface. Le gain de poids et de place, encore et toujours, pour plus de plaisir dans le Hike and Fly dans les montagnes.

J’espère vous avoir embarqué avec nos meilleurs moments de vol en parapente de 2023. N’oubliez vous pouvez retrouvez nos traces de vol sur nos carnets de vol Syride et vous abonnez pour nous suivre. Tout comme sur nos réseaux sociaux qui promettent d’être riches en aventures l’année prochaine.

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